• Marion Gosselin
    Habiter le mouvement : spatialité et territorialité des nouveaux nomades à Slab City, en Californie

Voyages d’études et terrains

Une exploration des infrastructures du Groenland urbain sur trois échelles

Comment les infrastructures influencent-elles la forme, la morphologie et l’échelle des environnements urbains nordiques ?

C’est la question que pose David Allard Martin dans son projet de recherche intitulé « Repenser les infrastructures urbaines des environnements nordiques ». Son projet de recherche propose une analyse et une comparaison des systèmes d’infrastructure des villages du Nunavik avec ceux des villes et villages de l’ouest du Groenland, afin de créer un dialogue circumpolaire orienté sur l’échelle et la forme urbaine. L’objectif du projet est de schématiser les liens qui existent entre infrastructure et urbain, dans le contexte des environnements nordiques.

À la fin-août, David s’est rendu dans l’ouest du Groenland. Son séjour de deux semaines lui a donné l’opportunité d’explorer Nuuk, la capitale groenlandaise, Sisimiut, le deuxième plus gros centre urbain du pays, ainsi que Sarfannguit, un village de pêcheurs. Par ses rencontres avec des professionnels et les autorités territoriales locales, il a eu la chance de visiter certaines installations, en plus de s’imprégner du contexte urbain groenlandais.

Sa collecte de données au Groenland lui permettra maintenant de dresser les liens qui existent entre la forme urbaine et les infrastructures des communautés qu’il a visitées, et d’entamer une analyse comparative entre le Nunavik et le Groenland.

  • Une promenade urbaine à Sisimiut
Directeur de recherche : Patrick Evans

 

Sophie Lamarche au Sanatorium Lac-Édouard

Apparue au Canada suite aux vagues successives d’immigrations européennes au XIXe siècle, la tuberculose s’est rapidement répandue à travers le territoire nord-américain jusqu’à en devenir la première cause de décès au Canada. Face à l’importante propagation de cette maladie infectieuse, le gouvernement fédéral se dota dès la fin du XIXe siècle de mesures afin d’isoler les tuberculeux dans des institutions hospitalières spécialisées en la matière. Ces établissements, dénommés sanatoriums, se voulaient un nouveau type d’institution autosuffisante et pavillonnaire fondée sur les concepts d’isolement, de cure d’air et de lumière, de repos et de contemplation de la nature.


Quoique les sanatoriums aient été très utilisés dans la première moitié du XXe siècle, l’efficacité des traitements antibiotiques et « l’apparition de progrès médicaux contemporains menèrent rapidement à l’obsolescence de ceux-ci à partir des années 1950. En occident, cette obsolescence des complexes sanatoriaux provoqua leur désaffectation, entraînant un cycle de recyclage, de reconversion médicale, de réhabilitation et plus souvent qu’autrement, de démolition. À quelques exceptions près, l’enjeu architectural et urbain ne fut pas perçu immédiatement, si bien que les démolitions et les lourdes rénovations conduisirent à la perte d’une part importante de l’histoire et du patrimoine climatique du XXe siècle.

Véritables témoins matériels du plus grand programme de santé du Québec, il est indéniable que les sanatoriums ont à ce titre, un droit de reconnaissance patrimoniale. L’objet de ce mémoire vise donc à documenter la valeur patrimoniale des ces bâtiments hospitaliers, et plus précisément celle du Sanatorium Lac-Édouard, et ce afin de guider la reconversion de celui-ci.

dir. de recherche: Réjean Legault

Fayza Mazouz et la vision nordique de PGL

Fayza Mazouz étudiante à la maitrise, se promène dans le nord pour son projet de recherche: La vision nordique de Papineau Gérin-Lajoie Leblanc Architectes : Un imaginaire du Nord au service de l’innovation.

Résilience, rejet ou réappropriation? Quel devenir pour les projets des PGL Architectes dans le Nord Canadien?

Avec quatre édifices encore sur pieds à Iqaluit, capitale du Nunavut et un autre à Igloolik, une communauté au-dessus du 69e parallèle, la vision nordique de la firme montréalaise Papineau Gérin-Lajoie Leblanc Architectes représente aujourd’hui un volet peu discuté du patrimoine architectural nordique canadien.
Les rencontres et visites effectuées au cours de ce voyage ont permis d’évaluer la valeur de l’implication des communautés dans les différentes phases du projet, de l’époque de leur conception à aujourd’hui et de discuter des enjeux de conservation actuels.

Ce voyage a été organisé avec le support du projet de recherche Habiter le Nord québécois.

City is where we park

« Pourquoi aménager un bus et partir en voyage ?

Cette idée nous est venue très naturellement durant les premières semaines de la maîtrise en design de l’environnement que nous suivons à l’UQAM. L’envie d’aller voir des projets in situ pertinents à nos recherches et surtout à la rencontre des individus qui les ont mis sur pied, voilà ce qui nous a séduits premièrement. Ensuite, la perspective de pouvoir mener un projet d’équipe ambitieux, de travailler à l’échelle 1:1 pour nous mettre à l’épreuve et sortir de nos zones de confort, ce pour quoi nous avons tous appliqué à la maîtrise initialement. Finalement, avoir une chance d’expérimenter différents médiums et tester nos capacités à transmettre nos expériences présentes et futures pour les rendre reproductibles.
Nous sommes persuadés qu’à terme cette expérimentation protéiforme sera enrichissante, car nous permettront de tester nos acquis. »

C’est le voyage qu’on réalisé Chloë Augat, Robin Cagnon Carbonne et Marion Gosselin à l’automne 2017. Après avoir aménagé un autobus scolaire, ils ont parcouru les États-Unis. Leur voyage est relaté sur la page Facebook de City is where we park.

voir la page Facebook

École de design

Reconnue pour son dynamisme, la qualité de son enseignement, son engagement dans la communauté et l’excellence de ses projets de recherche-création, l’École de design assure un encadrement exceptionnel pour les études de 2e cycle.

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