• Marion Gosselin
    Habiter le mouvement : spatialité et territorialité des nouveaux nomades à Slab City, en Californie

Auteur : David

Ville sonore / Sounds in the City avec Christine Kerrigan

Photographie par Christine Kerrigan et Cynthia Tarlao

À quoi pourraient ressembler nos villes si nous gardions à l’esprit l’expérience sensorielle et l’écologie locale lors de la conception et de la gestion des environnements urbains? Christine Kerrigan, diplômée de la maitrise en design de l’environnement, soupçonne que leurs habitants seraient sûrement plus heureux et en meilleure santé.

Par sa pratique, Christine promeut la collaboration intersectorielle par le design afin que les villes puissent surmonter les défis systémiques auxquels elles sont et seront confrontées.

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Reuse Matter(s)

« Transformer la matière existante » est un projet de recherche actuellement mené à la maîtrise en design de l’environnement, qui propose d’envisager le déchet comme une matière en attente de mutation. Sous la direction du professeur Carlo Carbone, l’étudiante Louise Malé-Mole cherche à travers ce travail à engager une réflexion sur notre dépendance à l’extraction de matière première, dans un contexte d’épuisement des ressources naturelles. L’objectif consiste à s’intéresser à un matériau délaissé, usagé, mis aux rebus pour lui appliquer une modification, un processus de transformation qui va le métamorphoser en un nouvel aspect, et un nouvel usage.

Ce projet cherche d’une part à observer comment une telle attitude conditionne la pratique du design, tout en étudiant comment elle peut être à l’origine d’une nouvelle forme de créativité. La matière est perçue comme élément principal et déterminant de toutes les étapes du processus de design. Initié selon une démarche de recherche-création, le projet s’articule ainsi entre une exploration matérielle d’un type de déchet précis (les emballages souples de polyéthylène basse densité), et une réflexion théorique sur l’ambition nécessaire d’envisager une culture matérielle résiliente.

La réflexion en cours et les résultats obtenus au fur et à mesure des expérimentation sont notamment documentés à travers le site internet Reuse Matter(s) dans le but de partager de manière ouverte le processus mis en place. Une vidéo a également été réalisée pour permettre de visualiser l’ensemble des étapes de transformation.

En parallèle, le projet de recherche a fait l’objet de deux communications au printemps dernier. Louise a ainsi présenté son travail à l’occasion de la journée d’échanges interdisciplinaires de l’ISE en avril dernier, mais aussi lors du colloque interdisciplinaire et transhistorique organisé par l’ACSHA et intitulé cette année « Perspectives environnementales en art ».

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Marion Gosselin dépose son mémoire sur les nomades de Slab City

Habiter le mouvement : spatialité et territorialité des nouveaux nomades à Slab City, en Californie par Marion Gosselin

Félicitations à Marion Gosselin qui a déposé son mémoire Habiter le mouvement : spatialité et territorialité des nouveaux nomades à Slab City, en Californie.

Pour sa recherche-création, Marion s’est rendu à Slab City dans le cadre du voyage d’études City is where we park et a réalisé une série d’entrevue en plus d’une cartographie du lieu. Voici quelques extraits de ce qui compose la partie création de son mémoire.

Ses entrevues sont accessibles aux membres de la communauté UQAM. Pour accéder à une entrevue, cliquer sur l’image.

La 1e Bourse Jean-Roy – Société d’études et de réflexion sur l’avenir

David Allard Martin

Félicitations à David Allard Martin, récipiendaire de la Bourse Jean-Roy – Société d’études et de réflexion sur l’avenir (SERA). Par son projet de recherche intitulé Repenser les infrastructures urbaines des environnements nordiques, David s’est mérité cette première bourse dédiée à la maitrise en design de l’environnement. Le projet est une réflexion orientée autour des enjeux urbains du monde circumpolaire qui a pour objet les infrastructures municipales et leurs liens avec la ville nordique.

« Jean Roy passe en quelque sorte le flambeau aux nouvelles générations désireuses de réfléchir notre avenir individuel, communautaire et sociétal grâce à un legs fait à la Fondation de l’UQAM. La Bourse Jean-Roy – Société d’études et de réflexion sur l’avenir (SERA) permettra de souligner le travail des étudiants à la maîtrise en design de l’environnement qui, chaque jour, repensent et réinventent l’environnement qui nous entoure. […] Jean Roy laisse derrière lui une vision du monde et de l’avenir : “L’importance d’imaginer et de croire aux possibilités de l’Homme. L’importance de rêver et de ne pas toujours être dans le train quotidien de la vie. Imaginer et ensuite, agir.” »

100 millions d’idées

Financements CRSH : deux récipiendaires parmi nos étudiants

Hugues Lefebvre-Morasse et Léonie Hottote

Le Programme de bourses d’études supérieures du Canada au niveau de la maîtrise (BESC M) du Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH) contribue au développement des compétences en recherche et à la formation d’étudiants qui ont un rendement élevé dans leurs études de premier cycle et au début de leurs études supérieures. Cette année, l’École de design est fière de compter parmi les récipiendaires deux de ses étudiants à la maîtrise en design de l’environnement : Léonie Hottote et Hugues Lefebvre-Morasse.

La notion d’échelles — concept fondateur du programme de design de l’environnement de l’UQAM depuis sa création en 1974 — est centrale à la recherche de Léonie. Considérant cette notion comme polysémique et complexe alors qu’elle prend place dans le domaine du design par sa relation avec l’humain et les objets, elle permet la transgression entre les différentes disciplines du design. Son projet de recherche-création tente de mener à l’émergence d’une définition de la notion d’échelles en design de l’environnement par l’analyse des outils de représentation graphique du projet en design.

Alliant l’analyse de l’environnement bâti et des phénomènes sociaux qui y prennent place sous la lentille des études queer, Hugues utilise quant à lui les outils propres à la culture visuelle du design pour étudier le conflit de la transgression sexuelle dans l’espace public des villes régionales du Québec. Sa recherche s’attarde aux conditions spatiales et territoriales qui rendent le phénomène possible ou qui tentent de le contrôler, espérant ainsi offrir un regard nouveau sur la place de l’Autre dans un Québec régional où la vie queer est généralement caractérisée par l’éloignement, la solitude et le manque d’espace de représentation identitaire.

Félicitation à tous les deux pour ces financements CRSH!

La précision du vague : présentation du processus de recherche-création

Dans cette vidéo réalisée par la Fabrique culturelle, Carole Lévesque, professeure à l’École de design de l’UQAM en design de l’environnement, explique le processus qui a mené sa vaste recherche sur les terrains vagues montréalais qui a débuté il y a plus de trois ans. Dans la vidéo, la professeure commente les différents types de représentation qu’elle a mise en œuvre afin de représenter ce qu’est le terrain vague sur l’île de Montréal.

Visionner la vidéo

Inventaires urbain / Urban Inventories

« Pendant deux jours, les 21 et 22 mars 2019, vingt-quatre chercheurs-créateurs se sont rencontrés au Centre de design de l’UQAM afin d’échanger sur le potentiel prospectif de la documentation urbaine. Le colloque et l’exposition ont été organisés par le Bureau d’étude de pratiques indisciplinées, un groupe de recherche-création fondé par les professeurs Carole Lévesque et Thomas-Bernard Kenniff à l’École de design de l’UQAM. Les vingt-quatre présentations constituant le colloque ont été divisées en huit sessions, auxquelles se sont ajoutés trois conférenciers invités : Pascale Bédard, Francesco Careri et Irena Latek. »

Voir le compte rendu sur VRM

Parmi les vingt-quatre chercheurs-créateurs, quatre étaient de l’École de design : les professeurs Thomas-Bernard Kenniff et Carole Lévesque ainsi que deux étudiants à la maitrise en design de l’environnement, Marion Gosselin et Hugues Lefevbre-Morasse.

  • Organisé par le be-pi, au Centre de design de l'UQAM. Photos par David Allard Martin

Chloë Augat dépose son mémoire sur le “design activism”

Félicitations à Chloë Augat qui a déposé son mémoire de recherche intitulé Design Activism as Activism : un débat dans le champ du design contemporain.

« Ce mémoire de recherche identifie et illustre une vision du phénomène du design activism tel qu’il se manifeste dans le champ de la recherche en design. Le premier chapitre s’applique à en dresser un portrait au travers de définitions, de concepts, d’artefacts, mais également d’auteurs et d’évènements références. Le deuxième chapitre explore la question de l’autonomie relative du design activism par rapport à un activisme politique plus conventionnel. Le troisième chapitre révèle que cet affranchissement témoigne de paradoxes ontologiques forts pour le design lui-même et sa constitution théorique. Le quatrième chapitre explore la question du design activism à travers le prisme de la notion de radicalité, un nœud conceptuel qui amène à se pencher sur les enjeux et les limites de la professionnalisation. Le dernier chapitre qui conclut ce mémoire soulève trois questions relatives à l’innovation, à la paternité des productions et à l’institutionnalisation, des questionnements susceptibles d’éclairer les manques dans la recherche actuelle et de redonner au design activism une direction politique nécessaire. »

Hugues Lefebvre-Morasse au colloque Sites Queer: Technologies, Spaces and Otherness

Les 7, 8 et 9 février 2019 se tenait le colloque SITES QUEER : Technologies, Spaces and Otherness à l’École d’architecture de l’Université de Puerto Rico — Río Pedras. Cette conférence internationale interdisciplinaire souhaitait explorer les multiples façons dont les espaces et les identités LGBTQ2+ sont reconfigurés, interprétés et contestés au moyen des technologies et des politiques spatiales de diverses cultures. Cette thématique résonne avec le projet de mémoire qu’Hugues développe durant sa première année de maîtrise puisqu’il s’intéresse aux espaces publics des villes régionales québécoises où certains hommes se rencontrent pour avoir des échanges sexuels anonymes. Ainsi, dans le cadre du colloque, il a été amené à présenter les premières études de cas qui ont été développées pour un projet publié dans le premier numéro du magazine Échelles et d’un nouveau projet qui s’attarde à un espace de drague anonyme montréalais et de son rapport avec les applications de rencontre géolocalisées.
L’expérience qu’Hugues a pu retirer d’un colloque international est considérable pour un étudiant de première année en maitrise, car qu’il a pu échanger avec d’autres chercheurs et chercheuses s’intéressant eux aussi aux liens entre la conception des espaces queer et les questions identitaires, d’altérité ou d’affirmation sociale et culturelle. Ce fut une bonne manière de tester la pertinence du projet qu’il développe !

Marine Fayollas dépose son mémoire sur le détail en architecture

Félicitations Marine Fayollas qui a déposé son mémoire de recherche-création intitulé Le détail incarné : exploration par la définiion et les modes de représentation le 4 février 2019. Voici quelques images de son exploration et un résumé de son projet.

Ce mémoire propose de développer par le raisonnement, d’explorer et de révéler une dimension incarnée du détail architectural.

Le détail architectural semble être capable de provoquer un ressenti particulier au sein de la perception architecturale. Cette hypothèse, issue d’expériences personnelles et alimentée par les écrits de Peter Zumthor, a motivé l’entreprise de ce mémoire-création visant à étudier la question du détail en considérant son interaction avec le corps de l’usager dans son expérience spatiale.

Cette intention de recherche se heurte à une absence de définition unanime du détail architectural, menant à une confusion de signification dans le champ théorique comme dans la pratique, notamment dans la distinction entre détail constructif et détail architectural. Après avoir étudié la double nature du détail, entre conception et construction, entre idée et matière, et statué sur deux catégories de détails à étudier (le joint et le détail d’usage) la transposition du sujet dans le champ de l’expérience multi-sensorielle – principalement basée sur les écrits de Juhani Palasmaa a permis de proposer une vision « incarnée » du détail architectural.

Cette approche permet d’intégrer, à travers les questions du corps de l’usager et de sa perception sensorielle, une étude phénoménologique dans un champ dominé par l’analyse conceptuelle, constructive et tectonique. Le détail est considéré comme le lieu privilégié du sens du toucher et de l’expression de la matérialité. Il devient, dans le prisme de la perception progressive, le point par lequel l’atmosphère s’ancre dans une réalité matérielle et s’adresse directement au corps de l’usager.

Dans le but de révéler la dimension incarnée du détail architectural et de l’ancrer dans un contexte concret, ce développement est mené parallèlement à une ana- lyse de cas réalisée grâce à une exploration des modes de représentation du détail. L’enjeu de cette exploration est de communiquer les deux sens du terme “incarné” : l’interaction du détail avec les sens de l’usager, et sa capacité d’évocation de phénomènes plus larges.

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Reconnue pour son dynamisme, la qualité de son enseignement, son engagement dans la communauté et l’excellence de ses projets de recherche-création, l’École de design assure un encadrement exceptionnel pour les études de 2e cycle.

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